5 FILMS POUR LA JOURNEE MONDIALE DES OVNI

Aujourd’hui, c’est la journée internationale des OVNI (Objets Volants Non Identifiés). Mais parfois, ce n’est pas vers le ciel qu’il faut fixer ses yeux pour espérer en apercevoir. En effet, depuis toujours, le Cinéma est l’un des meilleurs pourvoyeurs d’OFNI (Objets Filmiques Non Identifiés). Ce qui valait bien un TOP 5, forcément subjectif, de ces films totalement barrés.

 

1. English Revolution, de Ben Wheatley (2013)

Ben Weathley est ce génie britannique des films de genre, révélé au grand public avec le virtuose et dérangeant Kill List. Mais personne ne s’attendait vraiment à ce que son esprit tourmenté nous ponde English Revolution, soit l’un des meilleurs pitchs WTF de l’histoire. Trip en noir et blanc sous acides, le film conte les errances d’un groupe de déserteurs pendant la guerre civile en Angleterre jusqu’à leur rencontre avec un alchimiste et des champignons hallucinogènes. Reprenant tout ce qui fait la moelle de son cinéma (mélange des genres, humour noir, importance du hors-champ et extrême violence), English Revolution est un voyage expérimental dont on ne ressort pas indemne. Car pour sûr, Ben Wheatley vient bien d’une autre planète.

 


2. Eh mec ! Elle est où ma caisse ?, de Danny Leiner (2001)

Jesse et Chester se réveillent comme souvent sur un canapé avec aucun souvenir de leur soirée de la veille. Rien de bien surprenant pour ces teen movies qui racontent les beuveries de personnages ayant préféré soulever de la fonte que d’ouvrir un Bescherelle. Sauf qu’ici, le film part dans des directions complètement improbables, où il est autant question de clip de rap que de voyage dans l’espace. Œuvre culte et référence du genre, Eh mec ! Elle est où ma caisse ? mérite bien sa réputation, tant chaque scène repousse les limites du raisonnable. Outrancière et jubilatoire, cette comédie se devait de figurer dans notre classement.

 


3. Dans la peau de John Malkovich, de Spike Jonze (1999)

Lorsque l’un des réalisateurs à la patte visuelle la plus intéressante et audacieuse rencontre l’un des esprits les plus délirants et débridés de sa génération, le résultat ne pouvait être que totalement exceptionnel. Le cinéaste Spike Jonze (Her, Max et les Maximonstres) et Charlie Kaufman (Eternal Sunshine of the Spotless Mind) nous offrent une œuvre atypique, profondément différente, qui mêle inventivité scénaristique, pures cocasseries et ode à la différence. Mais pouvait-il en être autrement avec un tel synopsis : un employé de bureau découvre une mystérieuse porte lui permettant de devenir John Malkovich pour quinze minutes ?

 


4. Brazil, de Terry Gilliam (1995)

Terry Gilliam a toujours dessiné sa voie de cinéaste de manière différente, ce qui est logique lorsqu’on est un ancien Monty Python. Chacun de ses films est l’occasion pour lui d’aborder des thématiques par le prisme de l’original et du fantasmagorique. De Las Vegas Parano à Zero Theorem, de L’Armée des douze singes à L’Imaginarium du Docteur Parnassus, toute sa filmographie a pour vocation de développer des univers oniriques et poétiques dans lesquels l’hyperbole sert à la caricature des maux de notre société. Et à ce titre, Brazil rassemblait déjà les thématiques chères à son auteur : la critique de la bureaucratie, l’omniprésence de la technologie ou encore la perte de notre humanité. Fable pessimiste et critique au vitriol du système judiciaire, Brazil est le 1984 de Terry Gilliam, le premier coup de génie d’un auteur qui s’efforcera de réitérer l’exploit.

 


5. Jean-Philippe, de Laurent Tuel (2006)

Imaginer un monde sans Johnny Hallyday, telle est l’idée de génie de Laurent Tuel. Si pour tout bon Français, une telle réalité serait profondément triste, le coup est encore plus dur pour Fabrice (Luchini), fan inconditionnel de « l’idole des jeunes ».  Sauf qu’en plus d’être original, le film s’avère être une pure comédie, drôle et rythmée, et même touchante. Et c’est en essayant de tuer Johnny que Laurent Tuel lui a offert le plus beau cadeau : sa naissance comme véritable comédien. « Forcer les portes, les barrages. Sortir le loup de sa cage » disait la chanson.

 

 

Mentions spéciales à Mulholland Drive de David Lynch et Enemy de Denis Villeneuve, car on a beau regarder ces films à multiples reprises, nous n’avons toujours pas compris !


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